L’évolution du jardin – 4eme année.

mercredi, 11 avril, 2018 0

Je me rends compte que cela fait pas mal de temps que nous n’avons rien mis sur ce blog.
Nous ne voyons tout simplement plus le temps passé.

 

La sortie de l’hiver est souvent un période charnière pour nous et avec l’expérience, nous reprenons timidement une activité afin de ne pas griller totalement nos batteries pour la suite.
En clair, nous relâchons la pression est cela fait grandement du bien!

 

La maison n’a pas trop bougé depuis les tomettes et nous attendons l’arrivée des beaux jours pour remettre les mains dans la gadoue.

L’instant était plus propice au jardinage et au semis; l’occasion pour nous de faire un peu le tour des changements , évolutions et bilan…

 

LA HAIE BRISE VENT, LA NOUE, LA TERRASSE.

La haie brise vent.
Rappelons nous ces braves petits plants il y a peine 2 ans et demi: clic ici

Nous avons traversé depuis deux années très sèches dont un hiver très peu arrosé. Cela a certainement influencer leur croissance positivement ou négativement selon les espèces.

Aujourd’hui, on peut dire que la plantation de la haie est une réussite. Certes elle est encore bien loin de briser le vent fripon, mais on voit nettement la différence de taille.
A noter une ou deux pertes, les campagnols étant les grands responsables.

Les plus rapides : Cornouiller, noisetier, chèvrefeuille , pommier sauvage,cassis,framboisiers.
Les plus lents : troene, laurier tin , viorne, alisier, cormier, cognassier.
Ce qui ne prennent pas: les nerpruns.

On voit nettement la différence entre certaines zones, ou les plants semblent boostés et tous se pousser vers le haut alors que d’autres rament. Je ne sais pas vraiment pourquoi.

 

Ca rend pas super en photo mais bon…
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En conclusion:
-Je trouve la Viorne vraiment pas belle, lente avec un port vraiment « nu » : Pas idéal en brise vent.
-Il s’agit là d’un petit brise vent, donc on ne va pas faire de miracle. Nous sommes en haut de crête, peu boisé avec effet d’accélération du vent bien présent.
-Esthétiquement la haie est un peu fade. On est loin de la haie paysagère fleurie.
-Les framboisiers ne sont pas idéalement placés. La cueillette n’est pas évidente, ils sont en plein vent pour l’instant. Nous les remplaceront à termes par des petits fruits buissonnants (cassis, groseilliers…)

 

La Noue.
Pour rappel: clic ici

 

La croissance des arbres fruitiers et groseilliers est ici moins impressionnantes, mon sécateur étant passé par là pour une taille de formation encore en cours.
Je me suis beaucoup interrogé et documenté sur la conduite de ces arbres.
J’ai finalement décidé de les former en gobelets demi tige. J’effectue mes tailles de formation selon la taille douce et une taille en vert(donc pas en hiver) moins traumatisante pour les arbres.
J’aurais pu (ou dû) faire le choix de la croissance totalement libre. Chose que je mettrais en pratique sur les prochains fruitiers que je sèmerai plus bas dans le terrain.

Tous a finalement bien marché. Poirier, pruniers, pommiers, noisetier, cerisiers, groseilliers… On attends plus que les fruits!

En fixateurs d’azote j’avais choisi de mettre des eleagnus et des genets prélevés en bas du terrain.
Les eleagnus sont pas au top. Peut etre le sol qui leur correspondent pas bien ou alors ont ils bien leur bactéries présentent?
Les genets sont quand à eux impressionnants. J’ai commencé à en mettre ailleurs.
Nous avons essayé de mettre des consoudes sur la noue, mais peu sont sorties. Il est clair que nous avons un gros boulot pour densifier et optimiser la zone en plantes compagnes, mais ce n’est pas une priorité.

Concernant la noue en tant que tel, ce n’est pas un lac! Elle se remplie d’eau en cas de grosse pluie mais cà vidange très très vite. Je ne sais pas si cela profite aux arbres.

 

toujours pas super en photo mais (re)bon…
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La terrasse.
Là c’est un peu le « no man lands ».
Caragagnier de sibérie, bouture de groseilliers, baie de mai , sureau, semblent lutter pour leur survie.
Il faut dire que nous sommes partis sur une zone décaissée et pas fertilisée du tout. L’engrais vert n’a jamais pris.
Cet espace était sensé accueillir des poules mais nous ne sommes pas encore prêt à les recevoir.
Nous laissons donc pour l’instant faire la nature qui bosse pour nous.

Au dessus de la terrasse les amélanchiers et groseilliers à maquereau semblent un peu à la traine également. Sans parler d’un aronier comme a son premier jour de plantation.

Nous fertilisons une à deux fois par an tout ce beau monde avec le compost de nos toilettes sèches. C’est parfait!

J’ai remarqué toutefois, avec stupeur, que tout les arbres étaient truffés de galeries de campagnols se régalant de leur jeunes racines.Le renard très présent ici est malheureusement le trophée préféré des chasseurs du coin! J’envisage donc l’achat de Tourteau de ricin afin de les éloigner.

 

Petits amélanchiers deviendront peut etre grands!
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En conclusion:
-Je m’interroge tous les jours sur la taille (ou non) des fruitiers.
-Attendons toujours de voir les fruits.

 

LES NOUVELLES PLANTATIONS.

Chaque année nous remettons le couvert, et nous profitons de l’hiver pour planter toujours plus. (et ce n’est pas fini).

Nous avons profité du départ de la Yourte pour tripler la haie existante a cette endroit là pour se couper du vent:
Eleagnus, arbousier, cornouiller (lui pousse vite et bien donc), groseillier, caseillier.

Nous avons essayé de bouturer pas mal de trucs, mais nous ne sommes pas encore optimales.
J’ai aussi essayé les boutures à l’étouffée qui semblent vraiment très prometteuses pour la suite.

Côté Est, l’objectif est ici plus l’effet brise vue mais le terrain est vraiment pourri.(Glaise jaune collante surement du remblais).
Nos plantations de nerpruns n’ont pas pris.
Cette année j’ai tenté d’y mettre des eleagnus à la place.
Pour maximiser les chances nous avons planté en léger dôme et purgé la mauvaise terre en faisant des trous remplis de matières organiques (tonte, brindilles,bois) .Résultat l’année prochaine.

Nous avons aussi doublé cette haie avec des especes persistantes peu cheres mais plus colorés que les especes locales.

Et à l’entrée quelques bambous non tracants.

 

A l’Est.cette fois-ci on distingue trois petites chose non?
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Bambous 1er prix rime avec encore petit.
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A l’Ouest.petit,petit,petit…
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LE « NOUVEAU » JARDIN.

Nous entamons notre 4 eme année de jardin et il y a encore pas mal de modifications de ce côté là.

 

-Les Changements:
Nous avons une fois de plus changé l’implantation de nos plates bandes qui ne nous convenaient pas.
Nous avons laissé tombé les plates bandes selon les courbes de niveaux. Non pas que rien ne pousser mais pour des raisons esthétiques et de circulation au jardin.
Nous avons choisi plutôt un design plus « circulaire ».
Pas d’agrandissement notable cette année. Nous grignotons une parcelle sauvage côté sud Ouest et laissons la zone Est encore vierge. (qui représente au moins la moitié de la surface totale de potager)
Nous misons sur la densification. Implantation de plantes vivaces et remplaçons nos espèces potagères avec comme maitre mot la précocité!

 

Quelques vues
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Un trou de serrure.
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les bananes.
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1 vieille Forrer
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-Constat:
J’ai effectué quelques petits sondages sur le terrain pour voir ce qu’il se passait dans les buttes.

 

Petit rappel des faits:
Nous avons depuis le début mis en place 3 techniques :
Technique de lasagne
Butte Forrer
Technique de la couche (j. Seymour)

-La 1ere année, royale, belle récolte sur butte forrer et lasagnes.

-La 2eme année nous n’avons rien apporter la dessus, et avons agrandi le jardin avec des lasagnes, 1 butte forrer, 1 technique de la couche.

-La 3eme année, toujours aucun apport. Nous avons modifié un peu le jardin et l’avons agrandi avec la technique lasagne. Nous avons fait un melange de terre + compost sur ces nouvelles lasagnes.

-La 2e et 3e année ont été médiocres dans les nouvelles buttes. Les plants séchaient sur place et n’arrivaient par à faire leur racines. Ailleurs très moyens. La faute au conditions climatiques pas au top.

 

Voilà ce que j’ai pu constater avec ces sondages:
-Sur les buttes forrer, aérées au fer de bêche , la terre est extra meuble, profonde, grumeuleuse, la vie est bien présente.Parfait.
-Sur les buttes forrer, non retravaillées, la terre est moins jolie, présente une croute seche en surface et est moins mélangées.
-Sur les 1ere lasagnes (faite en 2015) , la terre est tout aussi magnifique que sur les forrer. La grosse différence est la profondeur très superficiel de cet horizon (20 cm au plus). En dessous nous retrouvons notre argile gorgée d’eau.
-Sur les dernieres lasagnes ont nous avions mis un mélange de compost + terre, la terre est vraiment grumeuleuse.

 

-Bilan:
Avec le recul , nous connaissons mieux notre terre et notre terrain. Il est fortement ensoleillé , en pente , avec une terre très argileuse. Je ne sais pas comment a été traité ce terrain avant mais en tout cas il est ultra compact et sec en surface.
En gros si nous voulions cultiver sans « toucher » la couche existante, la culture en lasagne semble une bonne idée mais atteint ses limites en profondeur. Il faudrait laisser la nature travailler a son rythme en l’aidant de temps à autre avec une aération type grelinette et surtout en y semant des racines décompactantes.
C’est sur qu’en faisant une Forrer et en venant chambouler la vie, c’est beaucoup plus rapide à ce niveau là! Mais je n’aime pas trop cette méthode très interventionniste et traumatisante.

Nous constatons également que nos buttes s’appauvrissent en matière organique car nous n’avons manqué de tonte et/ou autre matières d’apport.
Avec notre terre lourde et argileuse un apport est ultra bénéfique car elle modifie franchement et durablement la souplesse de la terre.

Cette année nous avons mis tardivement (mi mars) une bonne couche de fumier de mouton je l’espère assez mur. L’objectif étant ensuite de l’enfouir très legerement en surface (pas au motoculteur hein!!) afin de repartir sur une terre plus enrichie.

 

-Et après:
Nous hésitons encore sur notre stratégie de fertilisation.
L’apport de compost ou fumier est vraiment chiant ,interventionniste et surtout zéro autonomie.
Nous envisageons sérieusement l’option des engrais verts pour l’hiver et/ou l’implantation d’une parcelle fertilisante consoude/luzerne.
Si un jour le jardin est suffisamment dense, je pense que plus aucun apport ne sera nécessaire et cela est bien l’objectif recherché.

Le soleil est vraiment un probleme et nous souhaitons intégrer des arbres dans le potager, pour décompacter en profondeur, pour remonter des nutriments du sous sols, pour limiter les apports d’eau , pour attirer les prédateurs pour cultiver à la mi-ombre bénéfique à la plupart des especes, pour apporter du compost via la décomposition des feuilles.

Pour les futures plates bandes, nous essayerons la méthode suivante: Couverture en été (carton) pour tuer les herbes.Décompactage du sol à la mano. Incorportion d’une bonne couche de compost bien décomposé sur 10 cm. Semi d’engrais verts (80% légumineuse + 20% cereales a racine profonde) à l’automne. Paillage léger au foin. Rabattage des engrais verts au printemps et incorporation. Semis et plantation directe en mai ou réalisation d’une lasagne par dessus l’engrais verts.

 

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Derniers Aménagements.

mercredi, 11 mai, 2016 0

 


- La douche solaire fait son retour mais dans une version améliorée:
Cabine isolée en botte de paille, caisson solaire (pompé sur le net, détails
ici), mitigeur, douche bouillante possible par temps ensoleillé! Avec toutefois une réserve assez limitée.

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Un emplacement de tente en terrasse…

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… accompagné de son toilette privé en torchis de terre/paille.

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Une petite terrasse pouvant nous offrir un petit coin d’ombre. Pas encore très beau mais la végétation grimpante devrait l’envahir d’ici quelques mois.

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Le jardin s’agrandit avec l’ajout de nouvelles plates-bandes façon lasagne! (merci au passage à Sasa, Jean-phi et Titi qui n’aime pas le crottin frais!)

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Les semis ont été démarré en temps et en heure (début mars) et attendent sagement leur transplantation.

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– Semis d’engrais vert et mis en place d’une petite barrière brise-vue provisoire.

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Le Verger, la noue, les terrasses.

dimanche, 20 mars, 2016 1

On vous présente le coin des arbres, en bordure Sud-Est du terrain.

 

LA NOUE
Nous avons tout d’abord creusé une noue.

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Il s’agit tout simplement d’un fossé destiné à retenir les eaux de ruissellement du terrain.
L’usage est double:
-A l’origine, nous n’avions pas prévu de terrasse, donc cela permettait de capter les eaux de ruissellement du terrain (pour rappel en pente) chargées de particules lessivées.
En gros quand il pleut sur une pente, le sol s’érode et perd de son humus. La noue est là pour les récupérer.
-Cela crée une réserve d’eau dont peuvent bénéficier les arbres et les plantes que nous plantons à proximité.

Il faut le dire, esthétiquement, çà le fait!

 

Pour le dimensionnement je suis parti sur un calcul trouvé sur le net, qui prends en compte la pluviométrie, la pente…
ICI

 

LES FRUITIERS
Voici la liste de nos arbres achetés donc via l’asso qui se fourni au conservatoire régional d’aquitaine.
1 cerisier Guin doux greffé sur Merisier
1 poirier Beurré clairgeau greffé sur Cognassier
1 poirier Doyenné du commice greffé sur Franc
1 poirier Williams bon chrétien greffé sur Franc
1 pommier Reinette de l’estre greffé sur mm106
1 pommier Reinette dorée greffé sur Franc
1 Prunier abricot greffé sur Myrobolan
1 Prunier reine claude dorée greffé sur Myrobolan
1 Prunier d’origine inconnu (Cadeau Patrice récupéré chez ma maman)

A cela on va ajouter cette année, et l’année prochaine.
1 Murier Alba
2 noisetiers
1 nashi
1 pécher
1 abricotier
3 amélanchiers
…Et d’autres viendront autour de la maison et ailleurs.

Au beau milieu de tout çà, partout on l’on peut, seront plantés des petits fruits, s’accommodant fort bien d’une situation ombragée (cassis, groseille, groseille à maquereaux). Pour cela il existe beaucoup de variétés qui ont une production étalée et des usages variés (confitures, liqueurs, tartes…).

En plus, quelques arbres et arbustes fixateurs d’azote, qui comme leur nom l’indique, fournissent de l’azote (engrais) aux arbres.
Parmi eux 3 ou 4 Aulnes d’Italie, qui seront coupés quand ils concurrenceront trop les fruitiers.
Des genets qui viennent du bas du terrain et qui mourront d’eux meme quand ils seront trop ombragés,
Des elaeagnus, petits arbustes persistants fournissant des baies comestibles.
1 Caraganier qui donne aussi de la nourriture à poules.

Et ce n’est pas fini, la dessous, des légumes potagers.( Au début ceux qui aiment lumière puis au fil des années ceux supportent l’ombre) et des plantes compagnes des arbres, et couvre sols. Car oui les fruitiers (surtout jeunes) n’aiment pas le gazon qui bouffe pas mal de nutriments.

Je n’invente rien , c’est le principe du jardin foret évoqué par, en autre, Patrick Whitefield dans son excellent ouvrage.

jardin-foret

 

Bref, nous avons donc planté des fruitiers sur la butte de la noue et autours en respectant les espacements généralement conseillés.

 

Un dernier mot sur les fruitiers, la taille.
Je me suis beaucoup interrogé sur que faire, comment faire?
-Le vieux principe:
On choisi une forme, on l’impose à l’arbre, on taille donc tout le temps, toute la vie de l’arbre. (taille de formation, taille de fructification…). Les maladies peuvent rentrés comme dans un moulin. Ca ne me plait pas et nous aimons tester des nouveautés et bousculer les principes ;-)
-Un concept plus récent:
On conduit l’arbre. On le taille mais au minimum. On courbe les branches à l’aide de corde ou poids. Et cela bien sur sans négliger la fructification (car c’est ce qu’on veux!). On pourrait même avoir des fruits plus rapidement. (3 livres sur le sujet en bibliographie)

A suivre de près donc…

 

LA TERRASSE
Puis un jour, pris d’un coup de folie, nous aménageons une terrasse. Quel plaisir de marcher à plat!
Une technique bien pratique consiste à utiliser les mottes en guise de maintien.

terrasse

…Et au beau milieu de tout çà viendront un jour se balader des poules se nourrissant gaiement de fruits pourris et graines tombant du ciel. Cà sera bon d’être un poulet!!

Place aux photos:

 

 

plan verger

 

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BUDGET :Petits fruits et fruitiers en complément d’arbre et paysages = 110€
TEMPS PASSE :
3 jours à 2 pour la terrasse, surement autant pour la noue.

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La haie brise vent.

mardi, 15 mars, 2016 0

Les travaux de la maison sont en pause. En guise de petites occupations hivernales, nous avons plantés!
Le jardinier qui sommeil en vous sait bien que c’est la période idéale pour planter des arbres et arbustes. (entre fin Novembre et début Mars)

La haie existante sur le terrain avait été fourni par une association, Arbres et paysages d’Autan, proposant des variétés locales, des conseils et offrant des tarifs préférentielles (2.5€ par arbustes, sponsorisé par la région).
Seul « hic », il faut commander au minimum 100 arbustes (1 arbre fruitier est équivalent à 5 arbustes).
Nous avons fait appel malgré tout à eux. (avec le recul, ce n’était pas une si bonne idée. Nous nous sommes retrouvés à prendre des arbustes qui ne nous intéressaient par forcement, comme des prunelliers dont nous avons 6000 exemplaires en bas du terrain. Les autres espèces sont aussi présentes, donc nous aurions pu les récupérer dans la nature pour rien)

Le « concept » de haie brise vent.
Notre idée est de créer une zone protégée du vent dominant d’ouest en doublant la haie existante.

brise vent1
brise vent2
brise vent4

La plantation.
Une bonne préparation du sol est la clé de la réussite: travailler sur une bande de 1m de large.
Le mieux serait d’utiliser une sous-soleuse afin de décompacter (mais sans mélanger) le sol en profondeur. Les fissures permettent à l’eau et au gel « d’aérer » le sol et les racines ont ainsi la voie libre.
Chez nous il n’était pas possible de faire venir un tracteur, nous n’avions pas du tout envie d’utiliser un motoculteur, ni de payer une mini pelle.Nous avons donc utilisé la méthode manuelle:
-Épandage de fumier bien décomposé en surface (3 m3 de la ferme voisine :-))
-On enleve à la beche fourche, les 20 premiers cm de terre
-On décompacte , toujours à la beche fourche le fond de tranchée
-On rebouche en retournant la motte.
Nous avons pris çà relax car il faut le dire c’est extrêmement chiant et long. Mais à raison d’une heure par ci par là et ce pendant 2 ou 3 mois., nous y sommes parvenus. A recommander uniquement au courageux et patients…

-Une fois les plants livrés, ils sont restés au moins 3 semaines en jauge, le temps que l’on termine.

-Nous avons préparer un pralin (2 pelles de bouse de vache / 5 pelles de terre argileuse / eau), dans lequel nous avons trempé les racines de chaque plants.

brise vent5

L’entretien.
Pour commencer un bon paillage (ici  5 tonnes de refus de criblage du SIVOM) qui limite l’arrosage et la concurrence de l’herbe.

Puis les tailles:
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En plus d’une bande d’essences locales, nous créons une 2eme bande de framboisiers et de cassissiers, puis une 3eme de consoude stérile (afin de décourager les mauvaises herbes de gagner notre potager). La consoude est également une excellente plante pour pailler car très nutritive et qui repousse sans arrêt.

plan haie

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BUDGET :
Arbustes + arbres haie + 8 fruitiers pour le verger = 250€
Refus de criblage = 100€
TEMPS PASSE :
Long pour la préparation mais rapide pour la plantation (1jour à 2pers)

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Compost et Toilettes Sèches.

mardi, 24 novembre, 2015 0

Nous avons donc mis en place des toilettes sèches  ,  non pas uniquement par soucis écologiques, mais surtout parce que c’est pratique, facile à installer et que les petites « contraintes » que cela amène ne nous dérangent absolument pas.

Principaux avantages:
-Installation aisée, pas besoin d’arrivée d’eau, ni d’évacuation, fosse sceptique ou autre usine à « caca ».
-Pour la maison nous n’aurons à traiter que les eaux grises. (vaisselle, douches…)
-Pas de gaspillage d’eau potable, pas de pollution de cours d’eau.
-Etre responsable de sa propre merde.
-Une bonne source d’engrais gratuit pour le potager (si l’on veut) ou les arbres.

Principaux inconvénients:
-Vider son seau tous les 3-4 jours.
-Ne pas être dégouté par son caca lors du vidage du seau.
-Mise en place et petite maintenance du tas pour que le compostage se passe bien.

Idées recues:
On ne sent AUCUNES odeurs, ni dans les toilettes, ni sur le tas, sauf à l’instant ou l’on vide le seau. (mais rien à voir avec des toilettes publiques!)

Nous nous sommes appuyés sur le livre « la pratique du compost et des toilettes sèches » (cf biblio)

Nous utilisons un petit seau en galva de 12l qui ne retient pas les odeurs et qui reste assez léger.

Nous avons installé notre aire de compostage,discrète, dans un coin du terrain sous des arbres.
Elle est composée:
-d’un tas « en cours de remplissage »
-d’un tas de compostage provisoire, où l’on retourne notre premier tas une fois plein (chez nous,5 mois), afin de l’aérer et de démarrer la décomposition pdt 3 semaines.
-d’un tas définitif, qui restera en place 6 mois avant de trouver sa place au jardin.
-d’un tas de paille activée (paille arrosée et piétinée) dont nous recouvrons nos excréments à chaque apports (c’est çà qui évite les odeurs!).

Bon appétit!

 

 

Le seau
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Le tas définitif
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L’activation de la paille
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Le Jardin de Juin à Octobre. (bilan)

lundi, 2 novembre, 2015 0

Les légumes d’été touchent à leur fin et peinent à laisser la place aux suivants à cause du beau temps.

On ne peut pas dire que nous ayons une sur-production de légumes et pour cause alors que le jardin était en pleine expansion, la grêle l’a bien amoché début septembre.

En bilan, et pour les conclusions sur les 2 techniques employées (Forrer et Lasagne).
Encore une fois, nous ne l’avons quasiment pas arrosé.
Niveau taille des légumes, nous n’avons pas trop constaté de différences entre les 2 techniques.

Ce qui n’a pas bien marché cette année (pour rappel très sèche) : poivrons, choux brocolis (altise + piéride), haricots verts (mulots?) . Pas mal de semis ont eu du mal :carottes (celle qui ont marché sont énormes) , navets, salade => surement des limaces
Moyen: Les tomates, prometteuses se sont fait grêlés, mais été bien partit et pas de mildiou;
Le top: les comcombres, les courgettes, pas mal d’aubergines, qq melons.

=> la terre en dessous du paillage est encore assez agglomérée. Je pense qu’avec la sécheresse , les vers de terre ont désertés et n’ont pas bien fait leur boulot. A mon avis le sol donc la production seront meilleurs l’année prochaine er les limaces moins présentent (nous avons chassés ardemment!)

A temps perdu ;-) , nous allons augmenter la surface du jardin avec les 2 techniques.

En Avril (au commencement)
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Début Juin
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En Juillet

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Début Aout

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Septembre (grele)

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Le jardin à la Mi-Juillet.

mercredi, 26 août, 2015 0

Pour l’instant, nous avons « formés » 2 buttes « Forrer » (une troisieme est en cours) et 3 lasagnes.

Nos premières plantations commencent à porter leurs fruits et les résultats sont encourageants.

Malgrès la sécheresse actuelle, nous n’arrosons vraiment que très rarement les légumes. Il faut dire que nous avons un sol argileux qui retient bien l’eau et que la « technique » semble fonctionnée.

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L’aménagement du Jardin – 1ere Partie

mercredi, 26 août, 2015 0

Nous trainons à donner des nouvelles, mais les 2 heures d’internet hebdomadaires suffisent à peine à gérer les urgences…

Cela fait maintenant 3 mois et demi que nous sommes installés. Nous avons mis l’accent sur l’aménagement du potager, du terrain et autres améliorations notoires (toilette sèche, douche de fortune, aménagements Yourtes…) Pour rappel, la maison devrait se faire l’année prochaine!! donc ne paniquez pas ;-)

Petite explication de la méthode utilisée pour créer notre jardin:
Nous nous sommes grandement inspirés de la méthode de Philip Forrer

… de la méthode des lasagnes et celle de Sepp Holzer.

Pourquoi? car elles donnent les meilleurs rendements avec peu de travail d’entretien (labourage, désherbage…) et quasiment pas d’arrosage.

Voici la facon dont nous avons procédé :

– A l’aide d’un niveau égyptien fait maison et des cordes, nous implantons les courbes de niveau du terrain,

– Nous dessinons notre plan de jardin en plaçant nos plates bandes soit parallèlement, soit à 45° de ces courbes de niveaux.  Ces 2 types de plates-bandes permettent d’éviter l’érosion des buttes par lessivage et de favoriser l’arrosage naturel. (les buttes ont aussi d’autres particularités intéressantes : CF internet)

– Comme notre terrain est en pente, nous créons des terrasses de 1m de large, espacées de passages de 0.70m. (Les passages pourraient être plus étroits , mais comme le terrain est assez grand, et par expériences passées nous préférons avoir la place de circuler aisément avec une brouette).

Les terrasses sont en formes de buttes, (ou plates pour la méthode des lasagnes) ,  bloquées par des planches de châtaigner et des piquets d’acacia.

Comme indiqué dans sa vidéo, la méthode de Philipp Forrer n’est pas de tout repos! Nous avons besoin de beaucoup de matériaux d’apport pour pouvoir se la couler douce après. ( du bois glané dans les bois environnants,de la tonte fraiche du voisinage, des branchages de haies).  Il faut un peu transpirer, mais c’est finalement assez rapide à mettre en place une fois les matériaux regroupés.

(Je vous invite à regarder sa vidéo pour plus de détails.)


 

La 2eme méthode des lasagnes et beaucoup plus simple car on ne travaille pas du tout le sol. En gros, on pose juste des cartons sur de l’herbe tondue ou fauchée, des couches successives de feuilles mortes, de tonte ou de paille… (on fait avec ce qu’on trouve) et on cultive de suite.

Pour le paillage de surface nous avons mélangé de la tonte, du compost de feuilles, de la paille mais aussi des épines de pins-sapins.

Quelques images du jardin, au commencement mi-mai…

Genese d’une butte « Forrer »:

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Et une lasagne de tontes, feuilles mortes, paillage:

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